Hérésies et condamnations
Les principales hérésies condamnées par l'Église catholique, avec leurs erreurs, leurs réfutations patristiques, et les condamnations conciliaires ou pontificales.
Les principales hérésies condamnées par l'Église catholique, avec leurs erreurs, leurs réfutations patristiques, et les condamnations conciliaires ou pontificales.
Œcumenismus falsus
Le faux œcuménisme enseigne que l'unité des chrétiens se réalise par le dialogue entre égaux, que les communautés séparées (protestantes, orthodoxes) sont des « moyens de salut », et que l'Église catholique doit « rénover » et « réformer » pour s'approcher des autres confessions. C'est contraire à la doctrine constante que l'unité ne se réalise que par le retour des séparés à l'Église catholique.
Au XXe siècle, le mouvement œcuménique protestant (Conseil Œcuménique des Églises, 1948) pousse l'Église catholique à participer au dialogue interconfessionnel. Vatican II adopte le langage œcuménique (Unitatis Redintegratio, 1964) et reconnaît des « éléments d'Église » dans les communautés séparées. Les traditionalistes considèrent que cette approche trahit la doctrine constante de « Extra Ecclesiam nulla salus ».
L'unité chrétienne par le dialogue entre égaux ; les communautés séparées sont des moyens de salut ; l'Église doit se réformer pour s'approcher des autres confessions.
Le vrai œcuménisme consiste dans le retour des séparés à l'Église catholique (Mortalium Animos, 1928). Le faux œcuménisme inverse le mouvement : l'Église catholique se « rapproche » des communautés séparées comme si elle avait quelque chose à « réformer ». Les communautés protestantes ne sont pas des « moyens de salut » car elles manquent de la hiérarchie, des sacrements et de la foi complète.
Pie XI condamne les premières conférences œcuméniques (Mortalium Animos, 1928). Vatican II adopte le langage œcuménique (Unitatis Redintegratio, 1964). Les Assises de Bologne (1977) et les réunions interreligieuses de Jean-Paul II à Assise (1986, 2002) sont considérées comme des actes de faux œcuménisme par les traditionalistes.
Pape Pie XI, Encyclique « Mortalium Animos » (1928)
Vix cuiquam licet favere tali conventiculorum congressui. Nam si facit, fovet eos qui a vera religione aberrant, fovet pessimam illam indifferentismi in rebus religionis opinionem.
Concile de Florence, « Cantate Domino » (1442)
Nullus extra catholicam Ecclesiam, non solum paganos, sed nec Judæos aut hæreticos atque schismaticos, æternam vitam consequi.
Pape Pie IX, Syllabus, Prop. 18 (1864)
Protestantismus non aliud est quam diversa verae religionis forma, in qua æque ac in Ecclesia catholica Deo placere datum est. — Damnata.
Encyclique « Mortalium Animos »
Syllabus Errorum, Prop. 18
Mortalium Animos (1928)
Condamnation définitive du faux œcuménisme : « Il n'est permis à personne de favoriser de tels rassemblements, car on favorise alors ceux qui s'éloignent de la vraie religion. »
Syllabus, Proposition 18 (1864)
Condamne la proposition : « Le protestantisme n'est qu'une forme différente de la vraie religion. »
CIC 751 définit le schisme comme le refus de la soumission au pape. CIC 1364 §2 condamne le schisme. La participation active aux cultes non-catholiques est interdite (CIC 844, 1365).
Le faux œcuménisme est considéré comme l'une des causes de la crise post-conciliaire : l'œcuménisme a conduit à l'indifférentisme, à la perte de la foi dans la primauté de l'Église catholique, et à la dégradation du culte pour « plaire » aux protestants.