ble, Seigneur, et ton visage est plein de que me fait tout cela aussi longtemps charmes. » 2
b Tandis qu 'elle parlait, elle que je verrai Mardochée, le Juif, siégerdéfaillit. Le roi se troubla et tout son à la Porte Royale !» - 14 « Fais seule-entourage cherchait à la ranimer, ment dresser une potence de cinquante3«Qu’y a-t-il, reine Esther? lui dit le coudées, lui répondirent sa femme,roi. Dis-moi ce que tu désires, et, Zéresh, et ses amis ; demain matin tu56;72;9i2 serait-ce la moitié du royaume, c’est demanderas au roi qu’on y pende Mar-Mci2} accordé d’avance! » - 4 « Plairait-il au dochée ! Tu pourras alors, tout joyeux,roi, répondit Esther, de venir aujour- aller rejoindre le roi au banquet ! » Ravid’hui avec Aman au banquet que je lui du conseil. Aman fit préparer laai préparé ?» -5 « Qu’on prévienne aus- potence.709Copyright Le Editant du Ceri221-2)llqQo913-16On 4142$1R153Dn529ESTHERTV. Revanche des JuifsDéconvenue d’Aman .61 Or, cette nuit-là, comme le sommeille fuyait, le roi réclama le livre desMémoires ou Chroniques pour s’en fairedonner lecture.2
II s’y trouvait la dénon¬ciation par Mardochéc de Bigtân etTéresh, les deux eunuques gardes duseuil, coupables d'avoir projeté d’atten¬ter à la vie d’Assuérus. 3 « Et quelle dis¬tinction, quelle dignité, s’enquit le roi,furent pour cela conférées à ce Mardo-chée ?» - « Rien n’a été fait pour lui »,répondirent les courtisans de service.4
Le roi leur demanda alors : « Qui estdans le vestibule ? » C’était juste lemoment où Aman arrivait dans le vesti¬bule extérieur du palais royal pourdemander au roi de faire pendre Mardo-chée à la potence dressée pour lui par sessoins,5
si bien que les courtisans répon¬dirent : « C’est Aman qui se tient dansle vestibule. » - « Qu’il entre ! » ordonnale roi,6
et, sitôt entré : « Comment faut-iltraiter un homme que le roi veut hono¬rer ? » - « Quel autre que moi le roi vou¬drait-il honorer ? », se dit Aman. 7« Leroi veut honorer quelqu’un ? répondit-ildonc,8
qu’on prenne des vêtements prin¬ciers, de ceux que porte le roi ; qu’onamène un cheval, de ceux que monte leroi et sur la tête duquel on aura mis undiadème royal.9
Puis vêtements et chevalseront confiés à l’un des plus nobles desgrands officiers royaux. Celui-ci revêtiraalors de ce costume l’homme que le roiveut honorer et le conduira à cheval surla grand-place en criant devant lui :Voyez comment l’on traite l’homme quele roi veut honorer ! » -10 « Ne perds pasun instant, répondit le roi à Aman,a) Aux chap. 6 et 7, le texte de Lucien paraphrase lar¬gement les passages qui vont à la gloire de Mardochéeou à la confusion d’Aman.b) L'auteur du texte hébreu ignore la tradition rappor¬tée par le texte grec, cf. 1 lqprends vêtements et cheval, et tout ceque tu viens de dire, fais-le à Mardochée,le Juif, l’attaché de la Royale Porte. Sur¬tout, n’omets rien de ce que tu as dit ! »11
Prenant donc vêtements et cheval,Aman habilla Mardochée, puis le pro¬mena à cheval sur la grand-place encriant devant lui : « Voyez comment l’ontraite l’homme que le roi veut honorer ! »12
Après quoi Mardochée s’en revint à laPorte Royale tandis qu’Aman, de soncôté, rentrait précipitamment chez lui,consterné et le visage voilé. 13
II racontaà sa femme Zéresh et à tous ses amis cequi venait d’arriver. Sa femme Zéresh etses amisc lui dirent : «Tu viens decommencer à déchoir devant Mardo¬chée : s’il est de la race des Juifs, tu nepourras plus reprendre le dessus. Aucontraire tu tomberas sans cesse plus basdevant luid. »Aman au banquet d’Esther.14
La conversation n’était pas achevéequ’arrivèrent les eunuques du roi, venuschercher Aman pour le conduire en hâteau banquet offert par Esther.71 Le roi et Aman allèrent banqueterchez la reine Esther,2
et ce deuxièmejour, pendant le banquet, le roi ditencore à Esther : « Dis-moi ce que tudemandes, reine Esther, c’est accordéd’avance ! Dis-moi ce que tu désires ;serait-ce la moitié du royaume, c’estchose faite ! » -3 « Si vraiment j’ai trouvégrâce à tes yeux, ô roi, lui répondit lareine Esther, et si tel est ton bon plaisir,accorde-moi la vie, voilà ma demande, etla vie de mon peuple, voilà mon désir.4
Car nous sommes livrés, mon peuple etmoi, à l’extermination, à la tuerie et àLe texte hébreu suggère ce que sera le dénouement,sans faire mention du secours divin. Le grec explicite lapensée et ajoute : « car le Dieu vivant est avec lui ».710ESTHER8 11
j 8-9
ranéantissement. Si encore nous avionsseulement été livrés comme esclaves ouservantes, je me serais tue. Mais enl’occurrence le persécuteur sera horsd’état de compenser le dommage qui vaen résulter pour le roi . » 5
Mais Assué-rus prit la parole et dit à la reine Esther :«Qui est-ce? Où est l’homme qui apensé agir ainsi ?» 6
Alors Esther : « Lepersécuteur, l’ennemi, c’est Aman, c’estce misérable !» À la vue du roi et de lareine, Aman fut glacé de terreur.7
Furieux, le roi se leva et quitta le ban¬quet pour gagner le jardin du palais,cependant qu’Aman demeurait près dela reine Esther pour implorer la grâce dela vie, sentant trop bien que le roi avaitdécidé sa perte.8
Quand le roi revint du jardin dans lasalle du banquet, il trouva Aman effon¬dré sur le divan où Esther était étendue.« Va-t-il après cela faire violence à lareine chez moi, dans le palais ? » s’écria-t-il. À peine le mot était-il sorti de sabouche qu’un voile fut jeté sur la faced’Aman b. 9
Harbona, un des eunuques,dit en présence du roi : «Justement il ya une potence de cinquante coudéesqu’Aman fait préparer pour ce Mardo-chée qui parlé pour le bien du roi ; elleest toute dressée dans sa maisonc »- « Qu’on l’y pende », ordonna le roi.10
Aman fut donc pendu à la potencedressée par lui pour Mardochée et lacolère du roi s’apaisa.La faveur royale passe aux Juifs.pt ii i8 ; O 1